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Paroisse Saint-Ruf & Saint-Joseph
Diocèse d’Avignon
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Histoire d’une amitié

 

En Janvier 2005, le Général Joseph Seimandi et Monique, son épouse, proposaient au Père Lucien Aurard et à un groupe de paroissiens et amis de les accompagner en EQUATEUR, pays d’Amérique du Sud où le général avait été en poste comme attaché militaire.

Lors de ce voyage nous avions découvert l’action magnifique de l’Eglise Catholique en faveur des pauvres de cette région.

C’est ainsi que naquit une solide amitié entre Padre Pio, prêtre salésien de la paroisse de Cayambe et le Père Aurard, qui, sous l’impulsion de Joseph Seimandi, se concrétisera par une aide financière des paroissiens de Saint-Ruf.    

Le Père Pio Baschirotto couramment et affectueusement appelé « Padrecito » (petit Père) par toute la population est de nationalité italienne. Il appartient à l’ordre des Salésiens et depuis plus de 35 ans a vécu sa mission en Equateur sans repos, engagé au-delà du pastoral dans une lutte permanente contre la misère, avec des réussites étonnantes, mais également des besoins tels qu’il dit ne pas pouvoir « souffler » !

Il faut vivre avec lui quelques jours en essayant de suivre son rythme effréné pour mesurer l’aspect hors du commun de sa vie !

 

L’ŒUVRE SALESIENNE DE CAYAMBE

 

Au pied du volcan Cayambe à environ 100 Km de Quito, le Père Pio, en complément de son action pastorale a travaillé jusqu’en Août 2007 pour améliorer la situation  d’une nombreuse population indienne organisée en communautés.

Les familles sont pauvres, la surface moyenne des propriétés est faible et le nombre d’enfants élevé.

C’est ainsi , qu’avec son équipe, il a créé ou développé un groupe scolaire pour 1200 élèves, un ensemble éducatif à mi-temps pour 570 jeunes qui travaillent déjà, un centre d’apprentissage (menuiserie, électricité…), un centre médical avec son unité mobile (accouchement, vaccination).

Enfin une structure pour l’aide aux populations : la Casa Campesina (maison paysanne communautaire) qui intervient dans les domaines suivants : ouverture de petits crédits sur caution des chefs de communauté, création et gestion de centres d’accueil pour jeunes enfants, aide pour la production agricole, travaux de construction et de génie civil.

La méthode est efficace car elle accompagne le propre effort des paysans. Il n’est pas question de donner mais de conseiller et d’aider à réaliser.

 

« HOGAR DE LOS SABIOS »  LE FOYER DES SAGES

 

Lors de la venue du Père Pio à St-Ruf en Juillet 2005 notre curé, Lucien Aurard, après de nombreux échanges avec notre hôte et avec le conseil des paroissiens présents, décidait que notre action se focaliserait sur le « Foyer des Sages ».

En effet, pour faire face à un phénomène nouveau, l’abandon des personnes âgées, le Père Pio a créé  à Olmedo (15 Kms de Cayambe) une maison d’accueil pour les plus pauvres.

Depuis quelques années, une forte émigration se développe et a de graves conséquences sur le cellule familiale en particulier pour les enfants et les grands parents.

En raison de la carence de l’Etat, il n’y a ni retraite, ni soins gratuits pour ces vieux paysans.

Plusieurs manifestations ont été organisées à Saint-Ruf, un concert d’orgue, des ventes d’objets artisanaux achetés en Equateur, un buffet de bienfaisance, etc…ont permis de réunir plus de 10.000 dollars pour démarrer le fonctionnement de cette petite structure.

Deux nouveaux voyages  de paroissiens eurent lieu en 2005 et 2006 dans ce pays si magnifique et attachant, toujours sous la bannière du Général et du Curé.

Les participants étaient chargés de médicaments, de vêtements et de jouets. C’était aussi l’occasion idéale de remettre l’aide financière de la paroisse à « Padrecito Pio »

 

     EQUATEUR  2008

 

En Avril dernier, les infatigables Joseph Seimandi et Lucien Aurard reprenaient leur bâton de pèlerin, accompagnés de Anne-Marie et Alain Puig, chargés de valises de vêtements et de jouets ainsi que 7000 dollars fruit de la générosité des paroissiens.

La première partie du voyage était consacrée à la visite du « Hogar de los Sabios » tenu par les sœurs missionnaires Lourdes et Isabelle. Lors de notre passage 34 personnes étaient venues voir le médecin pour des cas de malnutrition, maladies de peau, problèmes respiratoires ou cardiaques. Un cas de tuberculose a été pris en charge (la vaccination n’est pas obligatoire et les conditions de vie de la population rurale favorisent la diffusion de la maladie).

Nous avons donné aux sœurs les vêtements, une partie de l’argent et un stock de vivres (riz, sucre, huile…) acheté sur place.

Nous avons la certitude que cette action directe est la meilleure formule et la gratitude des sœurs à l’égard de Saint-Ruf est pour nous tous une grande joie.

 

Pour conclure sur Cayambe, même si tous les objectifs du programme ne sont pas atteints (en particulier celui des repas qui restent occasionnels), la situation est globalement satisfaisante.

 

Nous avons appris par ailleurs avec une grande satisfaction que les autorités administratives locales reconnaissent le Centre et vont le soutenir selon un protocole à établir.

 

DE  CAYAMBE  A  ZUMBAHUA

 

En Août 2007, le Père Pio a accepté à la demande du supérieur de l’ordre des Salésiens de prendre en charge le secteur déshérité de ZUMBAHUA (le guide du routard prévient le voyageur qu’il s’agit d’une des régions « andines » les plus sauvages d’Equateur).

 

Pour y arriver, il faut partir de Quito par le sud en suivant la route panaméricaine (qui traverse toute l’Amérique du Sud) le long de l’axe de vie de l’altiplano jusqu’à Latacunga. Ensuite, il faut prendre la route qui gravit les hauts contreforts de la cordillère jusqu’à 3800 m. Le site est grandiose, la vue magnifique permet d’apercevoir les volcans. A perte de vue, au gré des vallonnements du relief, ce n’est qu’un patchwork de parcelles tracées au cordeau dont la couleur indique la nature de la culture.

 

Malheureusement aussi, nous découvrons l’extrême pauvreté des paysans dont certains vivent dans des « chozas » (huttes en paille) sans eau ni électricité. La culture de leur lopin leur permet de survivre mais il arrive que de gros orages noient les semences de l’année.

 

A Zumbahua, nous avons l’impression d’arriver dans un autre monde. Nous croisons des groupes de paysans colorés avec des lamas chargés. C’est Samedi, jour de marché, chacun vend ou achète ce qu’il peut. Cela n’a rien de touristique !

  

Le Père Pio et sa petite communauté partagent cette misère et parcourent de grandes distances dans des conditions souvent éprouvantes, visitant ou célébrant la messe dans une cinquantaine de communautés indiennes ; Les temps de parcours se comptent en heures.

Le centre paroissial est dépourvu de chauffage et de confort (à cette altitude ! )

 

C’est vraiment  l’Eglise missionnaire parmi les siens !

 

Notre plus grande préoccupation demeure la situation du Père Pio, qui à 67 ans (et souffrant) exerce son ministère dans des conditions de vie trop dures,

au-delà du raisonnable.

Il nous a confié sa ferme volonté de poursuivre, mais aussi sa grande fatigue et

L’ESPERANCE DE NOTRE AIDE POUR AIDER LES PAUVRES

 

Il est certain que si nous ne l’aidons pas, il se tuera à la tâche.

La première action est de lui apporter un minimum de confort de vie dans son centre paroissial de Zumbahua : chauffage et sanitaires !

 

Il est donc proposé, compte tenu de l’urgence,

que l’aide soit organisée sous l’appellation des

« AMIS DE PADRE PIO »

succédant ainsi aux « Amis de Cayambe ».  

MERCI d’établir vos chèques à l’ordre de AD Paroisse Saint-Ruf

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